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Ouvrage

H 0 Oeuvres complètes : poèmes et poésies, poésies posthumes

Dierx Léon

Librairie Alphonse Lemerre

1912

244 p.

O2114-CU2

POESIE ; OEUVRE LITTERAIRE ; LA REUNION

Léon Dierx est né à Saint-Denis-de La-Réunion le 31 mars 1838. Son père, Marais Dierx, marié à Marie Dehaulme, faisait du commerce. Son enfance se déroule de façon heureuse dans un milieu familial "où la dignité de la vie s'alliait à la conservation de fortes traditions morales."12 Il fait de brillantes études au lycée de Saint-Denis et, le plus souvent, il passe ses vacances sur la propriété de Montgaillard où se trouve un bois de filaos.

Le 15 août 1853, c'est le départ pour la France, en compagnie de ses oncle et tante Cerclé. Il termine ses études au lycée Henri IV, obtient son baccalauréat, puis effectue un voyage en Angleterre.
Rentré à Paris, il entretient des relations mondaines et, en 1858, Dentu publie ses premiers vers sous le titre les Aspirations (forte influence de Musset, de Lamartine et de Hugo) qui s'ouvrent sur deux thèmes : l'amour et la nostalgie du pays natal. Par la suite, il retirera ce recueil de la vente et ne l'intègrera pas dans l'édition de ses oeuvres complètes. Au début de l'année 1860, il s'embarque à Marseille à destination de La Réunion. Le 3 août 1860, il est de retour en France ; le 7, il part pour Alger, puis regagne Paris le 11.
En juillet 1862, il visite l'Allemagne ; en 1863, il est en Italie.
A Paris, Léon Dierx et d'autres jeunes poètes se rendent fréquemment rue des Invalides où Leconte de Lisle a deux petites pièces au 5 ème étage. Le maître reçoit ses amis, on discute et on récite des vers. En 1864, il publie Poèmes et poésies, et en 1866 collabore au Parnasse contemporain ainsi qu'à la revue l'Art de Xavier de Ricard ; en 1867 paraissent Les lèvres closes qui sont bien accueillies par la critique. Mais l'année suivante, les familles Dierx et Cerclé sont ruinées par la crise économique, ce qui l'oblige à prendre emploi au bureau commercial de la compagnie de chemin de fer. En 1870, à l'annonce de la défaite, il écrit Les Paroles d'un vaincu (1871), et son poème le Vieux solitaire (probablement lu par Rimbaud) paraît dans le deuxième Parnasse contemporain ; en 1875, une scène dramatique (La Rencontre) n'a aucun succès ; en 1879, Alphonse Lemerre publie sa dernière oeuvre Les Amants. Léon Dierx cesse ensuite d'écrire, n'ayant plus rien à dire. En 1888, il dirige l'édition de ses Œuvres complètes.

En avril 1892, il revient à La Réunion où ses amis lui réservent un accueil triomphal : "Monsieur Léon Dierx aime à s'élever au-dessus des réalités de la vie, loin des désenchantements qu'elle procure, à vivre comme on a dit dans la rêverie éternelle de la beauté et de l'amour, mais que la région qu'il habite n'est pas inaccessible, on y peut aller goûter le charme de la société, le surprendre dans ses vaporeuses méditations, découvrir les nobles aspirations de son âme, cette âme qui le distingue même dans le cénacle parnassien.
A la mort de Victor Hugo, il est l'un des douze poètes qui assistent à la veillée funèbre sous l'Arc de Triomphe. Ses OEuvres complètes sont ré-imprimées en 1894 ; en 1896, l'Académie Française lui décerne le prix Estrade Delcros. Il réussit à s'attirer la sympathie des symbolistes, évoluant de l'exaltation du moi (Romantisme) à l'impassibilité de l'Art pour l'Art (Parnasse), et à la mort de Mallarmé, en 1898, ses pairs le nomment Prince des poètes, étant revendiqué par les trois grands courants littéraires du siècle.
Il meurt à Paris le 11 juin 1912.

Date de publication : 1912

Domaine : Culture - Poésie et théâtre (CU2)

Lieu d'édition : Paris

Localisation : Salle de lecture

Langue : français

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