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- 11 p.
Cote : A101036693788-SC3
Deux ans après la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par l'État français en 1853, celui-ci s'approprie l'intégralité de ce territoire sur lequel vivaient jusque-là les Kanaks1. Leurs terres deviennent ainsi « propriété de l'État français », lequel les destine à une population européenne nouvellement arrivée (militaires, bagnards ou colons). Le système foncier constituant un aspect central de « la coutume » kanake, les spoliations foncières ont alors des répercussions sociales considérables. En 1855, Ouvéa n'est pas encore rattachée administrativement à la NouvelleCalédonie et ne le sera que douze ans plus tard, suite à quoi elle sera déclarée « réserve indigène » dans son intégralité. Les Kanaks d'Ouvéa, seront donc colonisés sans toutefois être spoliés de leurs terres.
Cet artcile vise à rendre compte de ce qui se passe à Ouvéa au niveau de l'organisation du système foncier, dans cette situation originale où les autochtones pourtant colonisés n'ont jamais été spoliés de leur terre. Les usages de la terre en pays kanak étant fortement liés à l'organisation sociale kanake, ce texte constitue une base pour des analyses ultérieures de l'organisation du système foncier sur cette île. Une telle étude scientifique n'a en effet jamais été réalisée.
Afin de décrire les différentes catégories de terres qui comptent parmi les « terres coutumières » à Ouvéa, nous reviendrons dans un premier temps sur l'histoire coloniale de cette île qui diffère quelque peu de celle de la Grande Terre. Celle-ci sera développée dans la partie 2. Nous décrirons ensuite les terres qui sont gérées selon « la coutume » (partie 3) puis celles que les Kanaks décrivent comme ayant été « cédées » (partie 4).[-]
Deux ans après la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par l'État français en 1853, celui-ci s'approprie l'intégralité de ce territoire sur lequel vivaient jusque-là les Kanaks1. Leurs terres deviennent ainsi « propriété de l'État français », lequel les destine à une population européenne nouvellement arrivée (militaires, bagnards ou colons). Le système foncier constituant un aspect central de « la coutume » kanake, les spoliations ...[+]

TRADITION ; CANAQUE ; ETHNOLOGIE ; NOUVELLE CALEDONIE ; POLITIQUE FONCIERE ; COLONISATION

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